Ce dossier illustre bien les trois critères essentiels en matière de financement de reprise de fonds de commerce : qualité de l’affaire, qualité du repreneur, qualité de l’apport. Les deux premiers critères étaient remplis dès le départ, mais c’est en vendant son bien immobilier que le repreneur a pu compléter son apport et remplir le troisième critère.

Loïc Cavellier, CrediPro Eure Seine-Maritime

www.leblackbird.com
15 Rue Maurice Elet
27530 Ézy-sur-Eure
Téléphone : 02 37 64 64 64

Négociée en mai 2018, la reprise du Black Bird s’est finalement faite un an plus tard.
Une procédure particulièrement longue qui aurait certainement pu s’étirer davantage sans l’accompagnement individualisé d’un courtier en financement professionnel.

Fils d’ouvrier, très vite sorti du cursus scolaire, Robert Abdoune n’en est pas resté sur la touche pour autant. Conscient que trouver un emploi était plus facile avec un diplôme, il décide de passer un CAP-BEP vente alors qu’il démarre la vingtaine. Il fait ses premières classes dans la vente d’assurance pour une banque britannique, puis comme gérant d’une surface de vente avant d’acquérir son premier commerce quand il atteint la trentaine : un bar-tabac-épicerie qu’il tient onze ans et développe avec un espace pizza et billard.

Bon gérant, il acquiert les moyens de reprendre en parallèle, une discothèque, qu’il exploite quelques années avant de revendre le fonds tout en gardant les murs pour s’assurer un revenu complémentaire, lorsqu’il passe à autre chose et se lance dans l’immobilier. L’étape suivante de ce commerçant touche-à-tout aurait dû être l’exploitation d’un camping. “Mais cela signifiait m’éloigner de ma belle-famille, ce que je ne souhaitais pas”, raconte Robert Abdoune, qui désire rester dans le secteur de l’Eure ou de l’Eure-et-Loir.

Une vente conclue en direct

C’est par hasard, au détour d’une conversation, que l’entrepreneur apprend de l’ancien propriétaire du Black Bird qu’il cherche un successeur. Il ne lui faut pas plus de cinq minutes pour réaliser que c’est l’opportunité qu’il lui faut. “Le Black Bird, qui bénéficie d’une belle notoriété, et aussi l’unique établissement du genre dans l’Eure : restaurant, bar-pub avec jardin, terrasse et scène musicale permettant l’organisation de soirées tous les vendredis et samedis. Ouvert de 10 heures à 23 heures en semaine et jusqu’au petit matin le week-end, l’activité est soutenue en permanence pour un nombre de clients s’étirant de 150 places assises pour le restaurant à 300 en salle les jours de soirée”, décrit-il.

L’affaire va se conclure en direct, sans intermédiaire en transaction. Avec son comptable, Robert Abdoune étudie les bilans de l’entreprise et fait une offre d’achat en se basant sur la marge bénéficiaire. En mai 2018, après quelques discussions, les deux hommes s’entendent sur un prix de 620 000 €, soit 80 % du chiffre d’affaires. Pour le financement, il rencontre Loïc Cavellier, directeur du Cabinet CrediPro 4 C à Évreux. Mais là, dilemme. Soit il accepte de mettre son patrimoine personnel en garantie, soit il doit envisager un apport personnel d’au moins 20 %.

Protéger son patrimoine

Désireux de protéger son patrimoine personnel, l’entrepreneur décide d’augmenter son apport grâce à la vente des murs de sa discothèque. Un évènement qui nécessite des modifications dans la promesse initialement signée et allonge les délais. La signature définitive a lieu fin avril 2019.

Le plus difficile a été de faire comprendre aux banques qu’il s’agissait bien d’un bar-pub-restaurant avec une partie dansante et non d’une discothèque”, souligne Loïc Cavellier qui a constitué et défendu ce dossier devant les banques. C’est finalement le Crédit agricole qui finance Robert Abdoune dans sa nouvelle aventure. “Une banque dont j’apprécie la gestion locale, la flexibilité et les faibles frais de la monétique”, confie le nouveau capitaine du Black Bird.

Tiphaine Beausseron | article paru dans l’Hôtellerie Restauration

 

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