Selon l’Observatoire du financement des entreprises, seules les TPE qui présentent une situation de solvabilité et de rentabilité dégradées n’ont pas accès au crédit.

La perception de l’accès au crédit diffère bien souvent, selon que l’on se trouve du côté du chef d’entreprise ou du banquier. En la matière, le rapport de l’Observatoire du financement des entreprises, présenté mercredi par le médiateur national du crédit Frédéric Visnovsky, a le mérite de faire consensus. L’instance regroupe en effet les principales organisations patronales (Medef, CPME, U2P), et chambres consulaires, les établissements financiers, les organismes de statistiques (dont la Banque de France et l’Insee), ainsi que les experts-comptables. Et la position de cette structure est unanime: la situation économique et financière des PME-TPE s’est améliorée depuis 5 ans. Quant aux relations entre les TPE-PME et les banques, elles sont satisfaisantes. Autrement dit, «le crédit est distribué à celui qui en a besoin, et qui est dans une bonne situation financière», a commenté Frédéric Visnovsky.

Sur ce point, il existe néanmoins de grandes disparités entre PME et TPE, ces dernières demeurant plus fragiles. Ainsi, une TPE sur 5 présente des fonds propres négatifs ou nuls. Les demandes de crédit de trésorerie ont tout de même été satisfaites à 70% et celles d’investissement à 87%. «Les TPE qui se voient refuser des crédits sont dans une situation de solvabilité et de rentabilité dégradées», a souligné le médiateur du crédit.

Compétences en gestion insuffisantes

Pour les PME, les taux «d’accès au crédit atteignent des niveaux inédits»: elles ont obtenu à 90% en moyenne les crédits de trésorerie demandés et à plus de 95% leurs crédits d’investissement sur les quatre derniers trimestres, selon le rapport. L’Observatoire souligne aussi que 85% des dettes financières des PME sont formées de crédit bancaire. Celles qui réussissent à emprunter le font dans des conditions très confortables, compte tenu de la politique des taux bas menée par la BCE.

Les deux points noirs pointés par l’organisme restent le non-respect des délais de paiement qui pénalisent clairement les entreprises, mais aussi le manque de compétences financières des chefs d’entreprise. Pour pallier les lacunes des dirigeants, la Banque de France a mis en place différentes initiatives visant précisément à accompagner ces derniers. D’autant qu’il a «une vraie nécessité pour les petites entreprises de faire des investissements afin d’engager leur transformation numérique», a pointé Frédéric Visnovsky.

Sources : Le Figaro – Corinne Caillaud – 18 décembre 2019

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