Entrepreneur dans l’âme, Daniel Derderian, 60 ans, est un vrai récidiviste. Après avoir cédé à France Telecom, en 2005, Diwan, société spécialisée en gestion et sécurisation des infrastructures réseaux et télécommunications, puis avoir vendu en 2017 son groupe Axelliance (devenu Entoria), société de courtage spécialisée en assurance des entreprises, il est en train d’écrire à la vitesse grand V l’histoire de CrediPro, réseau de courtage en en crédits professionnels.

Pour ce faire, il vient de finaliser l’acquisition d’Access Crédits Pro, considéré avec une trentaine de franchises comme l’un des premiers réseaux nationaux d’experts en financement des entrepreneurs.

Daniel Derderian, associé et PDG CrediProIl vise les 100 franchises dans les 2 ans à venir

« Cette croissance externe arrive à un moment clé où les attentes des entrepreneurs en matière de financements et de réactivité n’ont jamais été aussi importantes et où le digital a désormais toute sa place », souligne-t-il. Avec cette acquisition, le réseau CrediPro de Daniel Derderian compte désormais 72 implantations (une centaine de collaborateurs) qui auraient encaissé l’an dernier 5 millions d’euros d’honoraires en consolidé. En 2019, le réseau a financé selon ses dires 340 millions d’euros pour le compte des 1200 entreprises, essentiellement des TPE et PME.

Il ne s’interdit rien pour développer encore ce nouveau groupe et n’exclut pas de nouvelles opérations de croissance externe « sur des segments de compétences complémentaires ». Son ambition : « passer le cap des 100 franchisés d’ici deux ans ; nous allons densifier la métropole lyonnaise avec une implantation à Villefranche, une autre dans l’Est lyonnais ; on vient d’ouvrir Saint-Étienne et on regarde dans l’Ain ». L’objectif des 100 franchisés semble donc à sa portée sur un marché « où nous avons peu de concurrents et nous pouvons espérer faire croître le chiffre d’affaire de 30% d’ici 2021 ». « Nous accompagnons les dirigeants d’entreprise dans toutes leurs problématiques de développement dans un contexte de durcissement des conditions d’obtention des financements. L’enjeu, ce n’est pas le taux, c’est de parvenir à avoir des accords de financement moyens de 300 000 €. 62% des rachats de fonds de commerce, 20% sur de l’investissement industriel, 12% pour financer du haut de bilan, du LBO, etc., le reste sur des achats de murs. »

Franck BENSAID – Le Progrès
6 octobre 2020

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