LE FINANCEMENT

BIENTÔT LE REMBOURSEMENT DES PGE, UNE SOLUTION : L’AFFACTURAGE.

Le PGE a été accordé à plus de 280 000 entreprises de France. La liquidité qu’a apporté ce mécanisme a eu pour vocation de limiter les conséquences de la pandémie sur l’économie et plus précisément quant à ses impacts sur la trésorerie des entreprises.

La mesure est manifestement tant exceptionnelle qu’efficace.

Le nombre d’établissements en difficulté a fortement chuté en 2020 car protégés par le PGE ainsi que par les autres aides de l’Etat. Ceci étant dit, l’heure est venue de rembourser et donc de faire face à de nouvelles charges d’emprunt qui viendront (éventuellement) se cumuler à d’autres déjà existantes, sans obérer les investissements à venir. On estime que la part des entreprises ayant (ou qui auront) des difficultés sérieuses à assumer leurs engagements est comprise entre 15% et 25%.

Nous pouvons les catégoriser empiriquement en deux. Celles dont la rentabilité ne permet pas de faire face aux remboursements de capitaux (la fameuse CAF). Là, la recapitalisation semble être la seule issue. Celles dont la rentabilité est satisfaisante mais qui restent en déficit de trésorerie.

Des leviers existent dans ce second cas, notamment l’affacturage (factoring pour les anglicistes).

L’affacturage est une solution de financement basée sur la mobilisation du poste clients par une avance consentie sur les sommes à percevoir via la cession des créances détenues. Le procédé, une fois en place, est assorti de déclenchements quasi immédiats.

Ce dispositif est réservé aux activités de B to B (hors demande d’acompte ou prestations de maintenance) car les factures émises doivent être certaines, liquides et exigibles. Une exception peut être faites sur certaines activités qui procèdent par situations (par exemple le BTP). Contrairement aux idées reçues, ce dispositif n’est pas réservé aux entreprises en difficultés.
En voici ses avantages :
  • L’entreprise obtient une appréciation rapide de la solvabilité de ses clients, ce qui limite les risques d’impayés.
  • La réponse est rapide : les factures cédées au factor sont réglées sous 48 heures en moyenne
  • Les tâches administratives de pointage et lettrage des sommes encaissées sont déléguées.
  • La relation commerciale est préservée (ce n’est plus l’entreprise qui réclame le paiement de ses factures)
  • Le concours est utilisé avec souplesse (on ne mobilise ses créances qu’à hauteur des besoins de trésorerie effectifs).
  • Les transactions sont dématérialisées (ce qui facilite et accélère le traitement).
Ce type de crédit est réputé cher, mais il faut comparer son coût à ses bénéfices et surtout au prix des déconvenues qui pourraient survenir en son absence.
Il permet assurément de passer des caps avec une certaine tranquillité d’esprit, dans l’attente d’une situation plus favorable qui permettra de s’en passer.
Le « cher » (la charge de l’affactureur est à intégrer dans les coûts de revient) est donc à relativiser, d’autant qu’il est possible de pratiquer aujourd’hui du « sur-mesure » ce qui a pour effet de ramener les prix, face à un service optimisé.
Globalement, les tarifs comprennent :
Un taux d’intérêt sur les sommes avancées (index d’usage : l’Euribor 3 mois).
Une commission d’affacturage en pourcentage du montant des factures cédées ou sous forme de forfait (correspond aux prestations, hors financement, effectuées par la société d’affacturage)
Des frais annexes selon les affactureurs. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter ici.

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