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Zoom sur le métier de courtier avec Philippe ROUCH – CrediPro Toulouse-Aurora

Afin de vous informer sur le métier de courtier spécialisé en financement professionnel, CrediPro a réalisé des interviews de vos courtiers de proximité.

Quel est votre parcours (études, parcours pro, etc.) ?

Mon parcours d’étude a été relativement bref (BAC +2). Très tôt, j’ai souhaité rentrer dans la vie active afin d’acquérir une indépendance financière, bien que mes parents étaient disposés à me « sponsoriser » pendant quelques années encore, étant de farouches partisans des diplômes à rallonge. Encore fallait-il être à la hauteur de cette ambition en trouvant rapidement un « boulot alimentaire ». Il m’a été judicieusement conseillé de passer par la case des assurances. C’est une vraie école de vie, tant pour cultiver le sens du commerce que le comportement et le relationnel.

Au bout de 2 ans, je me suis vu proposer de rentrer dans une banque (mon parcours assurance a été un levier indéniable), alors que je ne connaissais en rien ce milieu et les métiers qu’il comprend. J’ai décidé de tenter l’expérience de façon temporaire, sans savoir que le temporaire allait durer… 30 ans.

La banque recèle pour ses collaborateurs des activités riches et gratifiantes. De plus, la formation diplômante reçue en interne, au-delà des résultats obtenus, permet d’évoluer. De la sorte, en partant d’un statut de « sous-guichetier », j’ai occupé sur la dernière partie de ma carrière un poste de Directeur régional doté d’un siège au Comité de Direction.

Ce parcours m’a permis d’obtenir une bonne connaissance de chaque composante d’un établissement bancaire du réseau jusqu’aux règles et impératifs de sa gouvernance et cette expertise peut simplement se traduire aujourd’hui par une modification de mes gènes qui consiste à penser, parler, analyser banquier.

Comment êtes-vous devenu courtier ?

4 principaux facteurs ont conduit cette orientation :

 

L’évolution du monde bancaire, en premier lieu.

Les impacts de la crise financière de 2008 ont mis en péril le système bancaire international. Les états et autres institutions de contrôle l’ont sauvé mais en imposant en contrepartie des règlements draconiens pour respecter des impératifs de prudence et de solvabilité.

Cela a révolutionné non seulement les organisations internes mais aussi les codes et prérequis pour l’octroi de crédits.

Ces changements utiles et peu contestables sur le fond ont créé un nouveau modèle dans lequel je ne me retrouvais pas forcément.

En parallèle, mon épouse Martine qui avait effectué elle aussi un long parcours dans la banque, à des postes de direction, partageait ce ressenti.

 

La détermination de faire cause commune dans un cadre familial, ensuite.

Une idée de changement d’orientation professionnelle s’est profilée, construite en communauté et en totale complicité, laquelle s’est appuyée sur la volonté de créer notre propre source de revenus.

Cette décision a été alimentée par la fréquentation et les échanges d’entrepreneurs durant toute notre carrière (ce qui donne envie et idées) et le fait que c’était le moment ou jamais de faire le pas.

 

Le fait d’avoir pu définir un secteur d’activité, encore.
Force est de constater qu’un « banquier », en dehors de son métier, ne sait pas faire grand-chose d’autre.   

Nous nous devions aussi de capitaliser sur nos acquis.

L’idée d’œuvrer dans l’intermédiation, pour le crédit professionnel, est arrivée assez naturellement.

C’est une réponse opportune aux besoins des entrepreneurs en recherche de crédit, soit pour traduire la présentation d’un dossier en langage audible et bancable pour un établissement financier (c’est là que le parler banquier trouve toute sa signification) et/ ou enlever la charge (chronophage) de la gestion d’une demande de financement, de ses prémices à son terme.

Nous pouvions là utiliser pleinement nos savoirs techniques mais aussi bénéficier de la reconnaissance des interlocuteurs bancaires de par notre histoire.  

 

Pouvoir s’appuyer sur un réseau, enfin.

Passer de l’habitude de travailler dans un grand groupe à évoluer dans une toute petite entreprise n’est pas chose aisée. Le risque est de se sentir parfois un peu seul, en manque d’appui.

Avant même de démarrer notre activité, c’était une condition. Nous avons rejoint un réseau regroupant des cabinets indépendants exerçant la même activité que nous. Il y a maintenant 10 ans.

Collaborer avec Access Crédits Pro, devenu CrediPro, par la fusion des 2 organisations, est un gage indispensable de pouvoir transmettre des demandes perfectionnées d’un second regard par un plateau d’analystes, complètes sous forme dématérialisée grâce à notre outil CanalBanque. Nous jouissons également d’une bibliothèque d’informations professionnelles utiles (exemple des fiches sectorielles), de méthodes, de très nombreuses conventions bancaires, d’une veille juridique pour être en conformité avec les exigences réglementaires de notre profession.    

Qu’apportez-vous à vos clients ?

Je répondrai du bonheur. Cela peut paraître être une boutade, c’est pourtant la vérité.

On le sait, de plus en plus, porter une demande de crédit est aujourd’hui une démarche hautement professionnelle.

 

Nous délivrons tout d’abord nos clients de la plupart de leurs craintes ou inquiétudes en validant leur projet économiquement et par le fait qu’il soit finançable. Si tel n’est pas le cas, notre devoir est de l’exprimer, de façon à éviter déconvenues et mise en péril d’un patrimoine.

 

Nous fédérons autour de nous les conseils du porteur de projet dans l’objectif d’optimiser la qualité d’un montage conciliant le financier, le juridique, le fiscal voire la transmission. C’est son intérêt mais aussi la meilleure façon d’obtenir de la crédibilité auprès d’un financeur.

 

Forts de cela, nous établissons une présentation complète et argumentée, validée par le client avant l’envoi à des partenaires bancaires dûment sélectionnés. 

 

La suite de notre mission consiste à répondre à toute question et objections formulées par eux, de finir de convaincre.

 

L’adhésion acquise, notre impératif est d’obtenir les meilleures conditions possibles de taux et de garanties, sachant que le fait de procéder par appels d’offre est un facteur de motivation utile.  

 

Le choix de l’offre étant fait par notre client, nous nous attachons enfin à ce que la mise en place des crédits se réalise dans des délais raisonnables et respectueux des dead line imposées, par exemple, dans un compromis.

 

Ainsi, nos apports se résument en une relation de confiance, du professionnalisme, du conseil, un accompagnement optimal, une quasi-certitude de bonne fin (notre taux d’acceptation est de 89%), le tout dans un environnement des plus sécurisants : nous appartenons à une profession réglementée et ne sommes payés qu’au succès.

Quel conseil apporteriez-vous à ceux qui voudraient se lancer ?

De le faire.

 

Le marché est éminemment porteur en regard des besoins. La demande est en croissance constante et ce n’est qu’un début… Il est toutefois impératif de respecter quelques prérequis pour exercer ce métier, enthousiasmant et correctement rémunérateur.

 

Enfin, je citerais comme qualités incontournables la fibre entrepreneuriale, le sens et l’envie du commerce, de bénéficier d’une base de réseau et ….d’avoir du bon sens.

Pour contacter CrediPro Toulouse-Aurora :
Port. 09 81 31 81 18 
E-mail : toulouse-aurora@credipro.com

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